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    Un printemps 2013 atypique !

    Le printemps 2013 a été frai, sombre mais normalement pluvieux. Le printemps comme l’automne sont des transitions entre la saison froide (hiver) et la saison chaude (été). On peut donc connaître tous les types de temps : généralement au début du printemps on rencontre le plus souvent des conditions hivernales puis on passe progressivement vers des contions estivales. L’automne, c’est l’inverse. De temps en temps, la transition est brutale. Au printemps 1976, le 3 mai, le maximum de la température ne dépassait pas 13,6°C et 4 jours plus tard, le mercure du thermomètre indiquait un maximum de 30,9°C ! L’année passée c’est la transition été – hiver qui a été brutale. Les 22 et 23 octobre 2012, nous avions des températures qui ont dépassé les 20 °C avec un remarquable 24,5°C le 22 à Uccle. Puis, nous avons assisté à une belle chute des températures. Après le maximum du jeudi, on a connu une chute constante des températures : le vendredi 26, le maximum s’est produit à 00 h 00 et le minimum à 23 h 50. La pluie s’est transformée en neige dans la soirée de vendredi en certains endroits. Au petit matin, le gel a fait son apparition le 28. La température est descendue à  ‑2,1°C.


     

    En revanche, même si on a eu quelques jours chauds, le printemps a été très frai (voir graphique 1) : ce printemps restera comme un printemps froid et sombre. Les pluies abondantes de mai laissent aussi, dans l’esprit de la plupart d’entre nous, le souvenir d’un printemps pluvieux.

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    Figure 1 Température à Uccle du printemps 2013.

     

    Du point de vue des températures, après un démarrage prometteur, le froid s’est installé à partir du 9 mars pour ne revenir proche de la normale qu’autour du 14 avril. La température a ensuite été proche de la normale depuis le 15 jusqu’au 10 mai avec quelques rares jours où la température a dépassé les 20 °C. Ensuite, on retourne vers des valeurs basses pour le reste du mois de mai. La température moyenne de ce printemps s’élève à 7 ,7 °C alors que la normale est de 10,1°C et il faut remonter à 1970 pour trouver un printemps aussi frai (7,6°C en 1970).

     

    L’insolation a été déficitaire en mars et en mai, un fifrelin plus élevé que la normale en mai. C’est le deuxième printemps le plus sombre depuis 2001. Avec 385 h 50 min, on est en-dessous de la normale qui s’élève à 463 h 58. Cette valeur est caractérisée de « normale ». On est cependant à un peu plus de 2 heures au-dessus du seuil de l’anormalité.

     

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    Figure 2 Durée d’ensoleillement : printemps 2013 à Uccle

     

    Les précipitations furent quant à elles relativement variables au cours de la saison : normales en mars, déficitaires en avril et abondantes en mai. Au total, elles sont légèrement supérieures à la normale du printemps avec 222,5 mm contre 187,8 mm pour une saison normale (ça fait beaucoup de « normal » ;-). La fréquence des précipitations s’élève à 47 jours soit deux de moins que la norme.

     

    Un commentaire qui revient souvent est « et le réchauffement de la planète ? » C’est la confusion classique du temps qu’il fait en Belgique et du temps qu’il fait sur la Terre. Par une réaction un peu nombriliste, on extrapole notre temps à toute la planète et en plus on en fait le climat de la Terre[AD1] , ce qui n’est bien entendu pas le cas. Notre pays est une tête d’épingle comparée à la surface totale de notre planète. Et en plus, le climat se regarde sur de nombreuses années ; cette saison contribue au climat mais en est une infime contribution.

     

    En conclusion, un printemps pas du tout apprécié …

     

     

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    Figure 3 : Quantité d’eau recueillie à Uccle – printemps 2013