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Saison des ouragans 2019

La saison des ouragans commence traditionnellement le premier juin et se termine théoriquement 30 novembre.  L’ouragan est le nom particulier des cyclones tropicaux dans le bassin nord Atlantique. Dans d’autres régions, ils portent d’autres noms comme « typhons » dans le Pacifique Nord-Ouest. Dans les autres zones, on parle abusivement d’ouragan. Le terme « ouragan » vient du nom du dieu du vent chez les Mayas : Huracan.

Au cours d’une saison, dès qu’une dépression tropicale apparait, on lui attribue un numéro. À partir du moment où la vitesse moyenne du vent atteint 63 km/h, elle devient une tempête tropicale et prend alors un nom. Ces noms sont des prénoms masculins et féminins prédéfinis par le centre des ouragans http://www.nhc.noaa.gov/) et l’OMM (Organisation Mondiale de Météorologie). Cette liste est accessible pour l’année en cours et les 5 années à venir sur le site http://www.nhc.noaa.gov/aboutnames.shtml où la liste va jusqu’en 2024. Ces prénoms commencent par la lettre A et suivent l’ordre alphabétique ; les lettres Q, U, X, Y et Z ne figurent pas dans la liste. Le phénomène devient un ouragan quand la vitesse atteint 120 km/h. Ensuite les ouragans se classifient en 5 catégories suivant la vitesse maximale atteinte au cours de son existence. L’année 2005 a été particulièrement prolifique car on a épuisé tous les noms de la liste des prénoms préétablie. Dans ce cas les suivants sont nominés par une lettre de l’alphabet grec : alpha, beta…

 

Au cours de cette saison 2019 (en théorie non terminée), 18 dépressions ont atteint le niveau de tempête tropicale dont seulement 6 ont atteint le niveau ouragan. Le premier ouragan (Barry) fut de force 1 et s’est produit entre le 11 et le 19 juillet. Lorenzo est 5ème ouragan de la saison 2019, qui a atteint le stade d’ouragan extrême, tout en devenant ainsi l’ouragan le plus puissant de l’histoire si à l’est dans le bassin, et est passé très près des Açores au stade de simple ouragan avant de devenir un système extratropical.  Il a dévasté les îles Grand Bahama et Abacos, en plus de produire d’importants dégâts dans les provinces de l’Atlantique du Canada. Lorenzo fut le second ouragan de catégorie 5 de la saison et est entré dans les annales du fait de sa situation très à l’est au moment de son pic d’intensité. La dernière tempête tropicale (Sébastien) a sévi entre le 19 et le 25 novembre. Dans le graphique ci-dessous, on a repris le nombre de tempêtes et ouragans qui ont eu lieu entre 1931 et 2019.

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Chronologie des événements

Episodes méditerranéens

En Automne, la mer Méditerranée est encore très chaude. Ce 15 octobre, la température du bassin occidental de la Méditerranée varie encore entre 21 et 25 °C. D’autre part, depuis la fin de l’été, l’anticyclone du Sahara qui, en été, s’est décalé vert la Méditerranée. Après l’équinoxe, l’anticyclone se déplace vers le sud. Cette diminution de pression et le chauffage de l’air par la chaleur de la mer permet le développement de dépressions sur la partie nord du bassin occidental de la Méditerranée. Les nuages contiennent beaucoup d’eau et quand les zones de pluie arrivent sur les contreforts de massif montagneux (Cévennes, Préalpes, massif central, Apennins), elles peuvent donner des quantités phénoménales de précipitations. Cela peut aller de plus de 150 mm à 600 mm dans les cas extrêmes en 24 h. Cela correspond à un à six mois de pluie en 24 h. Les inondations alors catastrophiques. Ce fut le cas dans l’Aude ces 14-15 octobre. Depuis 2010, c’est le 5ème épisode catastrophique avec malheureusement des pertes en vies humaines. Certains se souviennent encore de la catastrophe de Vaison-la-Romaine en septembre 1992 ou les grandes inondations de la Camargue fin novembre 2003.

Ce phénomène s’appelle un épisode méditerranéen. Quand il se produit sur les Cévennes, on parle alors d’épisode cévenol. La France n’est pas la seule à être touchée par ce phénomène, l’Italie, l’Espagne et le Maghreb peuvent aussi connaitre des inondations catastrophiques. Du 09 au 11 novembre 2001, en Algérie, lors des inondations catastrophiques de Bab El Oued près d’Alger, environ 800 personnes sont mortes.

Les chercheurs explorent les causes des variations des émissions de CO2 dans l’atmosphère

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Faits saillants du lancement d’Aeolus

Mis en orbite à bord d’une fusée Vega depuis le Spaceport européen en Guyane française le 22 août 2018, le satellite Aeolus de l’ESA mesurera les vents autour du globe et jouera un rôle clé dans notre quête pour mieux comprendre le fonctionnement de notre atmosphère. Il est important de noter que cette nouvelle mission améliorera également les prévisions météorologiques. L’Aeolus transporte l’un des instruments les plus sophistiqués jamais mis en orbite. Premier du genre, Aladin inclut une technologie laser révolutionnaire pour générer des impulsions de lumière ultraviolette qui sont diffusées dans l’atmosphère afin de profiler les vents du monde – une approche complètement nouvelle pour mesurer le vent depuis l’espace. Avant le décollage, le satellite avait été au port spatial pendant environ six semaines pour être testé, ravitaillé en carburant, enfermé dans le carénage de la fusée Vega, déroulé sur la plate-forme de lancement et hissé dans la tour de lancement. Vega a décollé à 21h20 GMT (23h20 CEST, 18h20 heure locale) le 22 août. Quelque 55 minutes plus tard, l’étage supérieur a mis Aeolus en orbite et le contact a été établi par la station terrestre Troll en Antarctique à 00:30 CEST le 23 août. Le satellite est contrôlé depuis le Centre européen d’opérations spatiales de l’ESA à Darmstadt, en Allemagne. Les contrôleurs passeront les prochains mois à vérifier et calibrer soigneusement la mission dans le cadre de sa phase de mise en service. Source ESA

Hotspot sicilien

Copyright : contient des données Copernicus Sentinel modifiées (2018), traitées par ESA, CC BY-SA 3.0 IGO.

Lancé le 25 avril 2018, Sentinel-3B a déjà livré des premières images impressionnantes de son instrument de mesure de la couleur de l’océan et de la terre, de son altimètre et des canaux optiques de son radiomètre. Maintenant que les canaux infrarouges thermiques du radiomètre sont allumés, le satellite complète sa série de nouveautés avec une image qui représente les signatures thermiques sur le sud de l’Italie, la mer Méditerranée et la Sicile – avec le point chaud de l’Etna clairement visible. Cette image montre la ‘température de luminosité’, qui correspond au rayonnement émis par la surface. Un traitement plus poussé est nécessaire pour en faire une carte de température réelle. La surface du terrain est représentée en rouge-orange, ce qui correspond à une plage de température de luminosité de 296-320K. Les couleurs bleues sur l’océan correspondent à une gamme de 290-295K. Les zones bleu-noir foncé correspondent aux nuages, qui sont opaques au rayonnement infrarouge thermique et empêchent ainsi de voir l’océan ou la surface de la terre.

L’Etna, le volcan le plus grand et le plus actif d’Europe, semble beaucoup plus chaud que la terre environnante. Dans un état d’agitation presque continue, le volcan est actuellement classé comme ayant une ” activité mineure “.

Au-dessus des océans, le radiomètre Sentinel-3 est important pour la mesure de la température de la surface de la mer pour les centres océanographiques et de prévision météorologique. Sur terre, l’instrument peut être utilisé, en particulier, pour surveiller les îlots de chaleur urbains et les feux de forêt.

Source ESA

Les facteurs qui influencent le climat – partie 41

Les Ouragans (1)

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Les facteurs qui influencent le climat – partie 40

La déforestation

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Les facteurs qui influencent le climat – partie 39

Les vents orographiques

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