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    Archives mensuelles : juillet 2008

    Un peu moins de Soleil ce 1er août

    Le premier août, une éclipse totale de Soleil débute à 9 h 21 UTC au Canada et elle se termine en Chine à 11 h 21. La totalité traversera les pays suivants : le Canada, le Groenland, la Norvège (uniquement l’île de Kvitoya, à l’est de l’archipel du Svalbard), la Russie (ouest de l’archipel François-Joseph, Nouvelle-Zemble, Sibérie, Novossibirsk), le Kazakhstan (extrême est, près du point frontalier avec la Chine et la Russie),  la Mongolie (extrême ouest) et la  Chine.

    Elle sera visible en Belgique comme éclipse partielle. A Bruxelles, elle commencera à 10 h 39. Le maximum aura lieu à 11 h 24 et s’achèvera à 12 h 11.  Au maximum de l’éclipse, il y aura un peu plus de 11% de la surface du Soleil qui sera couverte par la Lune.

    Il faut prendre d’énormes précautions quand on observe une éclipse et cette éclipse s’annonce particulièrement dangereuse, car elle surviendra aux heures les plus proches du midi solaire.

    Les risques d’une observation directe du soleil peuvent aller des lésions cornéennes réversibles en quelques jours, à des cas de lésions rétiniennes, comparables à des brûlures. Dans ce cas, les lésions peuvent conduire à une altération définitive de la vue. Les enfants, plus fragiles, sont particulièrement à risques.
    Pour observer l’éclipse, chacun devra se munir de lunettes spéciales de protection, totalement opaques à la lumière normale. Ces lunettes doivent porter le marquage “CE” de conformité. En ce qui concerne les montures en carton, elles ne peuvent pas être réutilisées, car la qualité du filtre peut se dégrader. Si vous possédez des anciennes montures qui ont été utilisées lors d’une éclipse précédente, ne les utilisez pas car lors de leur utilisation et surtout lors de leur stockage, des micro trous peuvent s’être produits. Ils peuvent être extrêmement dangereux car invisibles à l’œil nu et être la cause de brûlures irréversibles de la rétine.

    Et le temps qu’il va faire ? Les conditions météorologiques ne seront pas favorables à cette observation. En effet au moment de l’éclipse un front quittera la Belgique du coté du Grand-Duché du Luxembourg et un autre front entamera sa progression sur la Flandre. Par conséquent, il y aura beaucoup de nuages dans notre ciel, il peut même pleuvoir dans certain coin de notre pays. Dans d’autres, le Soleil se fera une petite place entre les nuages et  laissera voir le phénomène.

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    Gloire Sur les Nuages de l’Océan Pacifique

    432046f3eaaefcf8f3922c0d7a3bdd4e.jpgLe 20 mai 2008, un pont de nuages sur l’Océan Pacifique a fourni un phénomène optique obtenu par le MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer ) sur le satellite Aqua de la NASA. Le phénomène a la forme d’une ellipse, semblable à l’arc-en-ciel, connu comme une gloire, il apparaît en longueur du centre de cette image.

    L’anneau le plus évident est environ 60 kilomètres de large dans son centre; les longueurs d’onde rouges et orange sont les plus visibles. Les anneaux interne et externe sont également visibles mais moins intenses. Au périmètre nord-ouest de l’anneau central, une frange verte souligne l’anneau extérieur. Un oval d’un orange léger se situe à l’intérieur de l’anneau principal.  Une gloire, appelé aussi spectre de Broken, est provoquée par la diffusion  de lumière du soleil par les gouttelettes d’eau d’un nuage et de  la même grandeur. Elle apparaît lorsque l’observateur se trouve entre le Soleil et le nuage. On appelle cette tache le point antisolaire. Comme le point antisolaire est aussi où l’ombre d’un téléspectateur apparaîtrait, les gens ont observé des gloires qui ont l’ombre d’un avion, un ballon aérien chaud, ou même leurs propres ombres dans le centre lorsque le nuage est un mur de brouillard et que le Soleil est bas sur l’horizon. Dans le cas de cette image, prise par le satellite Aqua, dont l’orbite est à plus de 700 kilomètres au-dessus de la Terre, son ombre est trop éloignée pour qu’elle soit détectable. 091ecb57ef6004058ae3dc0517e37de9.jpgD’autres traits intéressants dans la scène sont les tourbillons que l’on aperçoit dans le coin supérieur droit de l’image. Ces tourbillons connus comme les tourbillons de Von Karman, sont causés par des îles qui perturbent l’écoulement d’air comme un rocher crée un tourbillon en aval dans un fleuve. C’est une île au large de la presqu’île de la Basse Californie qui est à l’origine de ce phénomène.

    Amélioration du temps

     

    Dans l’encadré, on peut lire une annonce faite par Eddy De Mey, ancien prévisionniste de Het Laatse Nieuws et VTM  et répercutée par l’agence Belga.

    Le beau temps devrait enfin arriver

    Bonne nouvelle: à partir du milieu de la semaine prochaine, les températures pourraient atteindre 25 degrés dans notre pays. Selon le météorologue Eddy De Mey, ce temps estival devrait se maintenir durant plusieurs jours.

    Jusqu’à présent, nous connaissons un mois de juillet plutôt frais et sombre. Selon plusieurs indicateurs, ce mauvais temps ne devrait pas persister. Les températures devraient atteindre jusqu’à 25 degrés et le soleil devrait être présent. “Mais il n’est pas certain que ce temps reste stable”, précise Eddy De Mey.

    Ce changement serait à attribuer à l’ouragan “Bertha”. Cette tempête tropicale est attendue la semaine prochaine en Islande et poussera de l’air chaud vers l’Europe de l’ouest, créant une zone de haute pression. Ce week-end par contre, le temps devrait rester frais et variable.

    Avec Belga et http://www.actu24.be/page/imagedujourdetails/www.actu24.be/article/169636.aspx?LG=1

     

    Il attribue le changement de temps à la tempête tropicale Bertha, qui a sévi comme ouragan dans la partie tropicale de l’océan Atlantique et qui a disparu le 22 juillet avant d’atteindre l’Islande.  Les Islandais n’ont rien à craindre.

    En fait, la douceur que nous allons connaître entre mercredi et vendredi sera due à la présence d’une zone de haute pression située sur la mer du Nord. Elle déterminera sur notre pays des courants continentaux chauds et secs. Ce qui nous changera du temps que nous avons connu au cours des deux premières décades de juillet.

    Les masses d’air qui accompagnent la dépression Bertha, se sont mélangées avec les masses d’air qui ont évolué sur l’Atlantique et ont complètement perdu leur caractère tropical ce mardi 22 juillet.

    Pourri ce début juillet et pourtant normal.

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    Quand on examine les chiffres de ces 20 premiers jours et que l’on compare avec les réflexions des gens que l’on veut bien nous faire entendre, il y a un fossé entre la statistique et le ressenti subjectif des gens.
    Du point de vue température, la moyenne depuis 1901 est de 17,4°C et si on considère une moyenne plus récente comme 1971-2000, cette dernière est de 18,0°C. Quel que soit la moyenne utilisée, le déficit de ce début de juillet, avec 16,7°C reste dans la norme. Les 20 premiers jours de juillet les plus chauds furent notés en 1976 avec une moyenne de 23,0°C et le début juillet le plus froid date de 1907 avec une température moyenne de 13,7°C.
    Les pluies furent également normalement excédentaires : on a relevé au pluviomètre à Uccle 77, 3 mm au cours de ces deux premières décades alors que la moyenne 1971-200 est de 46,3 mm (ou 53,1 mm pour la période 1901-2007). Les extrêmes furent respectivement de 188,5 mm en 1942 pour la période la plus pluvieuse et 0,4 mm pour la plus sèche, cela s’était produit en 1971.
    Le Soleil, le plus désiré par les vacanciers, marque un léger déficit avec 91,4 h, la normale 1971-2000 est de 124,7 h alors que la moyenne 1951-2007 est de 124,1 h. Ce déficit est normal. On est loin des valeurs extrêmes qui sont respectivement de 218,2 h enregistrés en 1959 et 28,2 h, valeur notée en 1980.
    On n’est évidemment pas dans les conditions souhaitées par les vacanciers, mais elles ne sont certainement pas exceptionnelles comme on voudrait le faire dire. Le climat de la Belgique est qualifié de tempéré, humide avec des hivers doux et des étés frais. On est un peu en dessous de ces normes pour les températures et le Soleil et légèrement au-dessus pour les pluies mais cela n’a rien d’anormal en Belgique et on pourrait connaître pire. En outre les prévisions pour la fin de ce mois sont plus favorables pour ceux qui aiment plus chaud, sec et ensoleillé.

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    Tempête de sable au-dessus de la Mer Rouge

    (Soure NASA)
    37795de2df0c9c4f2b90ba018b920b65.jpgNous avons déjà mentionné dans ce blog l’origine du sable que l’on observe parfois sur les véhicules après une faible averse de pluie dans notre pays. Ces tempêtes ne sont pas rares dans les déserts où les différences thermiques peuvent engendrer des tempêtes violentes.

    Une tempête de sable a sévi sur la côte du Soudan et à traverser la Mer Rouge ce 4 juillet 2008. Le MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer – Le Radiospectromètre à Image à Résolution modérée) de la NASA à bord du satellite Terra a capté cette image de tempête à 7 h 55 UTC soit 10 h 55 en heure locale du Soudan). Le panache dans cette image est suffisamment épais pour cacher complètement une grande partie de la surface terrestre dans l’est du Soudan. En outre, sur la mer Rouge, l’épaisseur de l’extrémité orientale du panache est suffisante pour permettre d’apercevoir l’eau en dessous. Le panache atteint la côte de l’Arabie Saoudite et un voile très fin passe au-dessus de Jaza ir Farasan au Sud-Est

    L’origine de la tempête de poussière n’est pas évidente de cette image, et le panache de poussière semble avoir pris naissance plus loin à l’intérieur des terres. Le sable associé à cette tempête pourrait provenir d’une région à cheval sur la frontière entre le Soudan et l’Égypte à près de 1000 kilomètres de la côte.

    Tremblements de terre en Belgique du week-end du 12 au 14 juillet

    Source ORB(Observatoire Royal de Belgique)

    Durant les 36 dernières heures, 4 tremblements de terre se sont produits sur le territoire belge dont 3 ont été ressentis par la population.  Ces événements ont eu lieu à Court-St-Etienne et Dour. Les détails sont donnés ci-dessous :

    Samedi 12/07/2008 à 19h47 (heure belge)      Court-Saint-Etienne               ML =2.1            Ressenti

    Dimanche 13/07/2008 à 15h45 (heure belge)   Court-Saint-Etienne               ML =3.1            Ressenti

    Lundi 14/07/2008 à 03h33 (heure belge)         Dour                                    ML=2.7             Ressenti

    Lundi 14/07/2008 à 04h07 (heure belge)         Court-Saint-Etienne               ML=1.3             Non ressenti

    Bien qu’il ne soit pas surprenant d’avoir ce type d’événement dans nos régions, le fait que trois d’entre eux aient été ressentis par la population en l’espace de 36 heures est inhabituel.

    Les séismes de Court-Saint-Etienne n’ont aucun lien avec celui de Dour. Cependant, dans chaque région on a connu une activité sismique dans le passé.

    En ce qui concerne les événements de Court-Saint-Etienne, une dizaine d’événements  s’étaient produits dans la région entre 1953 et 1956. Cependant, depuis lors, aucun tremblement de terre n’y avait été localisé. Les événements de ce week-end fourniront des informations précieuses sur l’activité sismique dans cette région.

    Quant à la région de Dour, elle a été affectée entre février et mai 1987 par une séquence sismique, une suite d’environ 40 événements. Trois des ces événements ont dépassé la magnitude 2.5 et sont donc comparables à celui de ce matin. Ils avaient également été ressentis par la population.

    Si vous avez ressenti une des secousses nous vous invitons à remplir le formulaire correspondant sur notre site :  http://www.seismologie.be

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    Incendies en Californie

     

     

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    Source : NASA : 2 juillet 2008

     

     

    Les incendies de forêts couvrent souvent des superficies importantes. C’est une calamité contre laquelle la lutte est difficile. Souvent le temps qu’il fait et surtout le vent peuvent rendre les conditions de travail des pompiers et des Canadairs très compliquées et étendre rapidement les zones où les feux sont actifs.

     

    Les causes des incendies de forêts sont nombreuses. La foudre est la principale cause naturelle des feux de forêts. Parmi les causes humaines, on peut les classer en deux types : les causes volontaires et les causes accidentelles. L’homme peut mettre volontairement le feu pour fertiliser des sols. Plutôt que de défricher un terrain boisé, il va mettre le feu ; dans ces deux cas il peut perdre le contrôle du feu et ceux-ci s’étendent alors très rapidement. Une autre cause d’incendie volontaire est la pyromanie qui est un trouble du comportement. L’homme peut également allumer des feux dans le but de nuire ou de se venger. On peut mettre le feu à des régions boisées pour des raisons politiques. On élimine ainsi des endroits où des terroristes ou des insurgés pourraient se cacher.

     

    Les causes involontaires représentent 2 cas sur 5 d’incendies de forêts. Il peut s’agir d’imprudence comme le mégot de cigarette jeté négligemment par la fenêtre de la voiture, abandon de bouteille (qui joue loupe et provoque le démarrage d’un feu), de boites en métal dont la surchauffe au soleil peut aussi provoquer un début d’incendie. Les dépôts d’ordures peuvent également provoquer des départs de feux spontanés.

     

    Outre le vent et la foudre, un autre facteur météorologique peut jouer un rôle important dans cette problématique : la sécheresse. Elle peut également favoriser des départs rapides ou des extensions importantes d’un incendie.

    L’image de la semaine

    Une rubrique de vacances. Les images satellites sont présentées dans les bulletins météorologiques. Mais elles contiennent souvent d’autres renseignements remarquables. Cette rubrique va vous en montrer quelques unes avec un petit mot d’explication.

    Panache volcanique de l’Etna

     

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    Source : Earth Observatory, NASA, dimanche 27 octobre 2002.

    L’observation du panache d’un volcan à partir d’un satellite est toujours remarquable.

    Mais ce n’est pas que remarquable pour le climatologue. En effet, cette observation contribue aussi à l’amélioration de nos connaissances de l’atmosphère. En 1982, El Chicon, un volcan mexicain, a une éruption violente. Le panache est bien visible et il peut être suivi pendant plusieurs jours. On a constaté qu’il a fait plusieurs fois le tour de la Terre.

    Mais une autre observation a permis d’améliorer considérablement nos connaissances. Avant cette éruption, on estimait que le panache se dispersait dans l’hémisphère où il était émis. Mais l’observation du panache d’El Chicon nous a appris que ce dernier se répend dans les deux hémisphères de l’atmosphère. Cela avait beaucoup d’importance dans les modèles sur l’évolution à long terme du climat. Ces modèles tiennent compte des aérosols et dès lors, il a fallu introduire cette découverte dans les modèles pour mieux appréhender les climats du futur.

    Normales saisonnières : Juillet

    Normales saisonnières : Juillet
      Températures maximales
    decade Borne
    inférieure
    Moyenne Borne
    supérieure
    1 18 22 26
    2 18 22 26
    3 18 22 26
      Températures minimales
    decade Borne
    inférieure
    Moyenne Borne
    supérieure
    1 10 13 16
    2 11 13 16
    3 11 14 16