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    Archives mensuelles : février 2008

    Les mascarets

    Le mascaret est un phénomène qui se produit dans les estuaires des fleuves. La marée montante rencontre le flux descendant du cours d’eau. L’eau qui remonte le fleuve provoque un train de vagues qui peut être, sous certaines conditions, important.

    Les risques d’inondations lors de formation d’un mascaret sont au maximum  dans les conditions suivantes :

    §         Être en hiver. En effet, le 3 janvier, la Terre se trouve au plus près du Soleil. Les forces d’attraction sont à ce moment là les plus grandes. Si en plus la Lune est pleine ou Nouvelle et au plus tr ès de la Terre, les coefficients de marée sont au maximum.

    §         Avoir eu dans les jours qui précèdent des précipitations importantes qui font que les cours d’eau sont saturés et un débit plus important que la norme.

    §         Avec comme facteur aggravant une tempête dont les vents les plus violents sont perpendiculaires au littoral. Cela provoque une montée plus importante des eaux de la marée et accentue le mascaret.

     

    La pression de l’eau montante sur les berges des cours d’eau ou les digues des canaux peut provoquer leur rupture. Cette situation s’est produite lors de la grande marée dans la nuit du 31 janvier au premier février 1953 le long des côtes néerlandaises et belges. Lors d’une tempête classique, le vent souffle généralement parallèlement à la côte, mais cette nuit là, le vent soufflait du nord-ouest, donc perpendiculairement à la côte. Le niveau de l’eau a été de 3 mètres au-dessus du niveau le plus élevé observé lors des marées de vives eaux. Les conséquences de ce raz-de-marée furent désastreuses : plus de 1.800 morts, 160.000 hectares de terres inondées, de nombreuses têtes de bétail noyées et de beaucoup de bâtiments détruits ou endommagés.

    Plus près de nous, un phénomène analogue s’est produit en janvier 1976 où la remontée de l’eau dans l’Escaut et du Rupel a provoqué des ruptures de digues dans la région de Ruisbroek (Puurs).

    Un début de février très ensoleillé !

    Deuxième décade
    L’air continental qui a déterminé notre temps à la fin de la première décade a persisté jusqu’au 14. Du 15 au 17, le développement d’un anticyclone sur la mer du Nord a amené sur notre pays de l’air continental polaire. Du 18 au 19, son déplacement vers l’Europe de l’Est a ramené de l’air continental plus doux. Le 20, l’affaiblissement de l’anticyclone a permis le retour de masse d’air maritime sur nos régions. La présence de cet anticyclone nous a permis de bénéficier d’un très bon ensoleillement malgré quelques jours avec du brouillard ou avec un stratus persistant.
    La durée d’ensoleillement est exceptionnelle avec 62,0 h (norm. : 18,6 h). Le total des précipitations est très anormal avec 0,2 mm mm (norm. : 18,6 mm La température moyenne de cette deuxième décade est normale avec une valeur de 3,5°C (norm. : 3,0°C). La durée d’ensoleillement est la troisième valeurs la plus élevée depuis 1951. Les valeurs supérieures à cette année sont : 2003 avec 76,3 h de Soleil et le record date de 1985 avec 81,6 h de Soleil. Les 20 premiers jours de 1985 restent la période la plus ensoleillée avec 118,7 h contre 104,7 h pour cette année.

    Association pour la Sauvegarde du Ciel Nocturne (ASCN)

    Association pour la Sauvegarde du Ciel Nocturne (ASCN) www.astrosurf.com/pollution

    Présentation de l’ASCN

    L’ASCN (Association pour la Sauvegarde du Ciel Nocturne www.astrosurf.com/pollution) est une nouvelle association regroupant des astronomes amateurs francophones, qu’ils fassent partie d’un club, d’une association ou agissent à titre particulier, en vue de lutter contre la pollution lumineuse en Belgique. Elle s’emploie à sensibiliser le grand public et les décideurs économiques et politiques à cette problématique en les informant de tous ses aspects, qu’ils soient astronomiques, environnementaux, humains, techniques ou énergétiques. Le but qu’elle s’est fixée est de convaincre les autorités et la population de l’intérêt qu’il existe à éclairer moins et mieux tout en économisant l’énergie, en préservant la vie nocturne et en n’occultant plus la vue du ciel et de notre univers.

    Son objectif n’est pas de supprimer l’éclairage mais le mauvais éclairage sans pour autant compromettre la sécurité des personnes. Il s’inscrit dans la philosophie de la déclaration de La Palma de 2007 ainsi que dans les principes énoncés dans le préambule de la Déclaration de l’Année Internationale de l’Astronomie 2009 à savoir : « Le ciel, notre héritage commun et universel, est une partie intégrale de l’environnement perçu par l’humanité. L’Homme a toujours observé le ciel pour l’interpréter ou pour comprendre les lois physiques qui gouvernent l’Univers. Cet intérêt pour l’astronomie a eu de profondes implications dans la science, la philosophie, la religion, la culture et notre conception générale de l’Univers. »

    « Le droit à un ciel nocturne non pollué permettant la contemplation du firmament devrait être considéré comme un droit inaliénable équivalent à tous les autres droits environnementaux, sociaux et culturels de l’humanité, en raison de son impact sur le développement de tous les peuples et sur la conservation de la biodiversité. »

    « Le ciel étoilé fait partie intégrante du patrimoine mondial à préserver » UNESCO, 1992

    Beau temps Pollution : complément d’info

    Nous nous trouvons dans un exemple bien évident d’inversion thermique. Après le WE chaud que l’on a connu,  nous avons changé de masse d’air. De continental, elle a acquis une origine polaire. De ce fait, venant du nord, elle passe au dessus de la Mer du Nord. L’air se charge d’humidité provoquant du brouillard ou un stratus bas dans le pays, ce brouillard et/ou stratus se sont dissipés dans les régions en altitude alors qu’il restait  accroché à l’inversion dans las autres régions. Ainsi ce 14 février, la température n’a pratiquement pas varié à Uccle avec un minimum de 0,7°C et un maximum de 0,9°C En revanche, la température est montée à 7,5°C à Elsenborn et 8,2°C à Saint-Hubert, ces stations ont bénéficié d’un bon ensoleillement qui a permis à l’air au sol de se réchauffer alors que ce n’était pas le cas ailleurs.

    Beau temps et pollution ?

    Beau temps et pollution ?

    Depuis quelque temps, des alertes « pollution » sont lancées alors qu’on nous annonce du beau temps. Alors que par temps de pluie, il n’y a pas d’alerte de ce genre. Quelle peut en être la raison ?

    Nous sommes en hiver et, durant cette saison, quand nous nous trouvons dans une situation anticyclonique, deux situations peuvent se produire :

    §         celle de ce week-end où il fait frais le matin et très ensoleillé dans la journée,

    §         celle que l’on a connue à la mi-décembre où le ciel reste couvert toute la journée et des températures basses qui fluctuent peu.

                Dans les deux cas, au cours de la nuit, la température descend relativement bas et est proche de 0°C. En effet le refroidissement nocturne par ciel dégagé est important  et le sol se refroidit de façon très marquante. Cela provoque ce qu’on appelle  “une inversion de température”. Normalement, la température diminue avec l’altitude. Quand on a un refroidissement, la température au sol peut devenir plus froide à ce niveau qu’à une altitude plus élevée. Cette inversion peut se produire au sol ou en altitude. Elle est semblable à un couvercle qui empêche l’air de monter au dessus de son niveau. L’humidité et la pollution ne peuvent plus se disperser en altitude et elles viennent alors s’accumuler sous cette inversion. Au plus longtemps le phénomène dure, au plus la quantité de pollution devient importante et si l’humidité devient trop élevée, un stratus (ou du brouillard au sol) apparaît.

    Dans la situation de ce week-end, le stratus n’est pas apparu mais l’inversion était bien présente bloquant la dissipation des particules et des gaz polluants. L’absence de nuage et le Soleil qui commence à s’élever dans le ciel ont favorisé un réchauffement important de l’atmosphère. Lors de l’épisode de décembre, des régions sont restées sous le stratus avec des températures comprises entre 2°C et 6°C. Les 6°C ont été atteint à Bièvre, Angleur et Hastière alors qu’à Uccle la température est restée inférieure à 3°C.

    Signalons en passa,t que c’est la Cellule interrégionale de l’environnement (irceline : http://www.irceline.be/~celinair/french/homefr_java.html), partenaire de l’IRM, qui est habilitée à apprécier les risques relatifs à la pollution de l’air.

    Lorsque l’anticyclone se retire, il laisse la place aux dépressions où le vent est généralement plus important et dans lesquelles on n’observe pas d’inversion. Mais si celle-ci se produit, elle ne dure pas longtemps et la pollution est rapidement dispersée.

    La « Nuit de l’Obscurité », c’est quoi ?

    La « Nuit de l’Obscurité », c’est quoi ?
    Site : http://www.iewonline.be/spip.php?article1449#quoi

    1db4b2f229fd520ebc04694e66cd5d23.jpgLe samedi 15 mars 2008, Inter-Environnement Wallonie et l’Association pour la Sauvegarde du Ciel Nocturne (ASCN) organiseront la première édition wallonne de la « Nuit de l’Obscurité ». Nos amis flamands, le Bond Beter Leefmilieu et la vzw Preventie Lichthinder, pour la 13ème année consécutive, organiseront également la « Nacht van de Duisternis », pour la partie flamande du pays. Ainsi, ce n’est pas moins d’une centaine de villes et communes belges qui participeront avec l’extinction de leur éclairage public (monuments et églises, voiries, parcs, …).
    L’occasion aussi pour un nombre d’associations locales (naturalistes, clubs d’astronomie, maisons du tourisme, centres culturels, …) d’organiser une activité nocturne (promenade dans l’obscurité, Histoires contées dans la nuit, découverte des animaux nocturnes, observation des étoiles, pique-nique nocturne, …). Et, cerise sur le gâteau, s’organise au même moment la Journée Nationale de l’Astronomie, durant laquelle nombre de clubs d’astronomie et d’observatoire du Sud et du Nord du pays ouvriront leurs portes au public. Bref, que du plaisir nocturne en perspective le 15 mars 2008 !
    Concrètement, la soirée du 15 mars sera marquée par trois types d’activités visant à sensibiliser le grand public :
    – L’observation de la faune nocturne
    – L’observation des étoiles et la sensibilisation à la pollution lumineuse et ses impacts
    – L’extinction partielle de l’éclairage public
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    Nouveaux sites Internet sur le temps et le climat

    Nouveaux sites Internet sur le temps et le climat

    Source : Météomonde (OMM)

    New World Weather/Climate Extremes Archive

    Randy Cerveny, professeur à l’Université d’état d’Arizona (ASU) et Rapporteur sur les extrêmes climatiques de la Commission de climatologie de l’OMM, supervise le développement d’un site d’archives en ligne conjoint OMM/ASU World Weather/Climate Extremes Archive visant à suivre l’évolution des enregistrements de tels événements au niveau mondial, des hémisphères et des continents et à en dresser une liste officielle.

    L’objectif de cette démarche est de comprendre les régimes météorologiques et les modifications du climat et de nous fournir des indices sur le changement climatique en général.

    Voir l’article de fond dans le Bulletin de l’OMM Nouveau record de pluviométrie en 24 heures pour l’hémisphère occidental.

    Les Nations Unies lancent un site Internet dédié aux changements climatiques

    L’OMM a participé au lancement du Portail de l’action du système des organismes des Nations Unies sur les changements climatiques.
    Ce nouveau site web réunit sous une seule adresse l’immense éventail des travaux accomplis par différents organismes des Nations Unies sur la question du changement climatique, dont les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, qui relève de l’OMM et du PNUE, et les mises à jour des dernières actions menées pour parvenir à un accord international en la matière.

     

    Nouvelle base de données climatologiques interactive sur la Toile

    Le Tokyo Climate Center du Service météorologique japonais (JMA) a mis en ligne une base de données interactive sur le climat: ClimatView. Ce service s’adresse non seulement à tous les Services météorologiques et hydrologiques nationaux mais aussi aux institutions et aux particuliers à des fins de surveillance et d’analyse du climat et de ses variations.

    Le JMA et le Deutscher Wetterdienst sont les Centres responsables de l’observation en surface pour le Système mondial d’observation du climat (SMOC). L’OMM copatronne le SMOC.

    Activités du centre d’observation en surface du SMOC

     

    Voici une question d’un internaute qui est parvenue à l’IRM

    « Pourriez-vous me faire savoir, pourquoi la pression atmosphérique ne sait jamais s’élever autant de la normale 1013 hp , même sous un puissant anticyclone , qu’elle sait descendre sous une profonde dépression ? Le record je crois est de 1046 hp en Belgique. »

    La pression atmosphérique correspond au poids de l’air au-dessus du sol par unité de surface. Deux facteurs peuvent influencer sa valeur :

    1) la quantité d’air au-dessus du sol : au plus il y en a, au plus, la pression sera élevée,

    2) sa densité : l’air froid est plus lourd que l’air chaud. C’est pour cela que les pressions les plus élevées sont observées en hiver et dans les régions très froides comme la Sibérie.

    Si l’écart à la moyenne peut être plus grand dans les basses valeurs en Belgique, c’est parce que nous nous trouvons dans une zone climatique tempérée. Il n’y fait jamais très froid comme en Sibérie où la température peut descendre en dessous de –80°C et dans l’anticyclone de Sibérie, la pression peut atteindre 1080 hPa. D’autre part nous nous trouvons dans une zone où l’air chaud venant du Sud et l’air venant des régions septentrionales se rencontrent. De plus il est plus facile d’avoir moins d’air au-dessus de notre tête d’où les valeurs des basses pressions peuvent s’écarter d’avantage de la moyenne.

    Le record à Uccle a été atteint le 17 janvier 1882 avec une valeur de 1048 hPa et la valeur la plus basse en Belgique a été de 956 hPa le 25 février 1989.

    Les Inondations – Les mascarets

    Les mascarets

    Le mascaret est un phénomène qui se produit dans les estuaires des fleuves. La marée montante rencontre le flux descendant du cours d’eau. L’eau qui remonte le fleuve provoque un train de vagues qui peut être, sous certaines conditions, important.

    Les risques d’inondations lors de formation d’un mascaret sont au maximum  dans les conditions suivantes :

    §         Être en hiver. En effet, le 3 janvier, la Terre se trouve au plus près du Soleil. Les forces d’attraction sont à ce moment là les plus grandes. Si en plus la Lune est pleine ou Nouvelle et au plus tr ès de la Terre, les coefficients de marée sont au maximum.

    §         Avoir eu dans les jours qui précèdent des précipitations importantes qui font que les cours d’eau sont saturés et un débit plus important que la norme.

    §         Avec comme facteur aggravant une tempête dont les vents les plus violents sont perpendiculaires au littoral. Cela provoque une montée plus importante des eaux de la marée et accentue le mascaret.

    La pression de l’eau montante sur les berges des cours d’eau ou les digues des canaux peut provoquer leur rupture. Cette situation s’est produite lors de la grande marée dans la nuit du 31 janvier au premier février 1953 le long des côtes néerlandaises et belges. Lors d’une tempête classique, le vent souffle généralement parallèlement à la côte, mais cette nuit là, le vent soufflait du nord-ouest, donc perpendiculairement à la côte. Le niveau de l’eau a été de 3 mètres au-dessus du niveau le plus élevé observé lors des marées de vives eaux. Les conséquences de ce raz-de-marée furent désastreuses : plus de 1.800 morts, 160.000 hectares de terres inondées, de nombreuses têtes de bétail noyées et de beaucoup de bâtiments détruits ou endommagés.

    Plus près de nous, un phénomène analogue s’est produit en janvier 1976 où la remontée de l’eau dans l’Escaut et du Rupel a provoqué des ruptures de digues dans la région de Ruisbroek (Puurs).

    Normales saisonnières à Uccle : Février

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    Normales saisonnières à Uccle: Février

    Températures maximales

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    3

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    Températures minimales

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