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    Les catastrophes météorologiques

    Suite au grand débat sur le réchauffement climatique et le rapport de l’IPCC, on parle d’une augmentation possible des catastrophes d’origine météorologique. Faisons le point à ce sujet.
    Une catastrophe est, selon le dictionnaire Hachette, un événement désastreux et destructeur. Une catastrophe naturelle a pour cause un événement indépendant de l’action de l’homme sur son environnement. Elle a pour origine un événement astronomique (chute d’une météorite par exemple) ou un phénomène géophysique (un tremblement de terre, un ouragan, …). Mais quand peut-on parler de catastrophe ? Un événement causant la mort d’une personne en Belgique fait la une des journaux, mais 10 morts au Japon fera peut-être l’objet d’un petit article dans les faits divers. Celui qui se produira dans une région inhabitée ne troublera personne. Un événement violent sera donc considéré comme catastrophe dès que des dégâts ou des victimes humaines auront été observés.
    Les catastrophes naturelles sont donc le résultat néfaste de phénomènes naturels qui provoquent des dégâts aux personnes et aux biens et qui perturbent les activités humaines. Les catastrophes naturelles qui ont une cause météorologique sont nombreuses et de natures diverses : cyclones tropicaux, tempêtes extratropicales, orages, tornades, inondations, sécheresses, vagues de chaleur ou de froid,…
    Le tableau montre combien les catastrophes naturelles d’origine météorologique sont à l’origine de nombreuses pertes en vies humaines et la cause de dégâts dont le coût est très élevé. Ce tableau reprend le total du nombre de morts et le total des pertes pour quelques catastrophes météorologiques et les tremblements de terre qui sont survenus entre 1960 et 1987 (Source : Earthquakes and Volcanoes. Vol, 20, n 6, 1988). Ces coûts sont difficiles à supporter, surtout pour les pays en voie de développement qui sont bien souvent le théâtre de ces calamités.
    Nombre de morts Perte en Million de US $
    Catastrophes météorologiques 300 545 42 376
    Tremblement de Terre 414 490 41 843

    L’IRM à vendre !

    medium_batiment_irm_nord.jpg
    Voici une annonce qui est tombée sur les téléscripteurs de l’agence Belga :
    BRUXELLES 30/01 (BELGA) : L’Institut royal météorologique (IRM) fait partie des 52 immeubles qui seront vendus aux enchères dans le cadre du deuxième programme de ventes de bâtiments publics, “Fedimmo II”, décidé vendredi par le gouvernement. C’est ce qu’annoncent mardi les journaux du groupe Sud Presse. L’objectif est de récolter au printemps un montant de quelque 250 millions d’euros. L’institut Pasteur, l’administration de l’aéronautique ou encore les Archives de l’État, figurent également sur la liste des ventes. Fin de l’année dernière, l’État s’était déjà allégé de 62 bâtiments via “Fedimmo I” qui ont rapporté 576 millions d’euros. (NLE)
    Est-ce une bonne idée ? Pour moi non.
    Le but de la vente est de boucher un trou dans les finances publiques. Cette opération va donc résoudre un problème cette année, mais in fine cette opération va être très onéreuse à longue échéance pour les finances de notre pays. En effet, l’IRM, à moins de devenir virtuel, devra continuer à occuper ses locaux. Cet usage deviendra une location qui devra être payée par les finances publiques c’est à dire nous. Au bout d’un certain temps, ce que l’état déboursera sera supérieur à ce qu’il aura gagné par cette vente, même en tenant compte des frais d’entretien des locaux de l’IRM ainsi que des autres bâtiments que notre ministre des finances aura vendus.
    De plus, comme l’IRM, l’Observatoire et l’Institut d’Aéronomie Spatiale (les trois instituts situés sur le plateau d’Uccle) ont des impératifs qui font que notre déménagement est difficile. Ce qui permettra au nouveau propriétaire un atout pour imposer un loyer inapproprié et certainement supérieur à sa juste valeur.
    En conclusion, l’État sera en fin de compte perdant et par voie de conséquence, nous, les contribuables.

    Les records des températures de ces derniers mois

    Ces derniers temps les records de chaleurs ou les valeurs élevées des températures moyennes se suivent à un rythme qui n’avait jamais été observé depuis que l’on fait des mesures à Bruxelles – Uccle en 1833. Ce mois de janvier sera probablement le plus chaud depuis le début des observations à Bruxelles – Uccle et il va faire tomber le plus vieux record de chaleur. Il faut en effet remonter à l’année 1834 pour trouver le (précédent) mois de janvier le plus chaud.
    Les records de chaleur (température moyenne) sont les suivants : au niveau saisonnier, l’automne, au niveau mensuel, juillet septembre et janvier semble bien parti pour être du lot, au niveau décade, première décade de juillet, troisième décade de novembre, première et deuxième décade de janvier qui seront à l’origine du record de ce mois de janvier dans sa globalité. Et on n’oubliera pas que l’année 2006 fut aussi la plus chaude depuis 1833. Le mois d’octobre fut le deuxième mois d’octobre le plus chaud depuis 1833, il vient juste après le record de 2005. Et pour compléter l’automne, le mois de novembre vient encore prendre une quatrième place et cela après les deux mois remarquables qui le précèdent.
    Un record en soit ne fait pas le réchauffement. Le mois de janvier le plus chaud reste encore pour le moment celui de 1834. Ce mois très chaud est venu dans une période plus froide que notre époque et il n’a pas été suivi de « réchauffement climatique ». Mais le fait que de nombreux records ou encore que les moyennes mensuelles des températures supérieures à la normale sont majoritaires ses dernières années sont bien le signe d’un réchauffement de la température que ce soit à l’échelle globale de la Terre ou dans notre petit pays.
    Les conditions très particulières que l’on a connues cet automne ont permis d’alimenter en énergie l’océan. À l’heure actuelle, la température de l’eau de mer est élevée et alimente en chaleur les masses d’air. C’est ainsi que les courants d’ouest à nord-ouest sont un peu plus chauds que ce qu’on devrait avoir normalement.
    Il reste à savoir si cette période très douce que l’on vient de connaître est temporaire ou si elle annonce une nouvelle période plus chaude que celle comprise entre 1988 et 2006.

    Les pointes maximales du vent.

    medium_20051120_016.JPGLes pointes maximales de la vitesse instantanée du vent peuvent varier aussi bien en intensité que spatialement. Ainsi ce 18 janvier, on a atteint 36 m/s (129.6 km/h) à Spa alors qu’à Buzenol la pointe maximale n’a été que de 23 m/s soit 82.8 km/h. C’est l’absence d’obstacle qui fait que l’on observe les vents les plus forts à la côte. En revanche, le relief, les environnements boisés, les versants des massifs sont des facteurs qui réduisent (en moyenne) la force du vent. Les vents très forts sont associés soit aux tempêtes soit aux orages.
    La notion de tempête peut être définie de deux manières suivant que l’on est météorologue ou assureur. Les premiers se basent sur la vitesse moyenne traduite par l’échelle de Beaufort. On considère qu’il y a tempête lorsque l’on atteint 8 sur l’échelle de Beaufort ce qui correspond à une vitesse moyenne supérieure à 62 km/h. Pour les assurances, on parle de tempête lorsque le pointe maximale du vent égale ou dépasse les 100 km/h. En dehors du littoral, on a en moyenne deux ou trois jours par an où cette vitesse est atteinte ou dépassée. Le littoral voit ce nombre porté à quatre ou cinq. C’est cependant à l’intérieur du pays que l’on a enregistré la rafale la plus forte de ces cinquante dernières années. Ce record a été enregistré à Beauvechain au cours de la violente tempête du 25 janvier 1990. La vitesse instantanée du vent y a atteint 168 km/h. Les directions d’où viennent les vents forts correspondent à celles d’où le vent souffle le plus souvent.
    Les orages sont la seconde cause des vents forts. Nous avons déjà eu l’occasion d’en parler lors de l’article consacré à leurs méfaits. Ajoutons qu’un phénomène associé aux orages est également générateur de vents très violents à savoir les tornades. Si ce phénomène est très fréquent aux État-Unis, des tornades génératrices de dégâts se produisent en moyenne quatre à cinq fois par an en Belgique. Ces tourbillons ont une faible extension spatiale : de quelques dizaines de mètres à quelques centaines de mètres de diamètre et leur parcours (en Belgique) ne dépasse guère quelques dizaines de kilomètres. Les vitesses du vent au sein d’une tornade ne sont pas connues ; l’extension spatiale extrêmement faible fait qu’un tel phénomène ne passe pratiquement jamais sur un anémomètre. On peut tout au plus avoir une estimation de la vitesse du vent par les dégâts qu’elles causent. Ainsi la vitesse du vent au sein de la tornade de Léglise en septembre 1983 aurait pu dépasser les 200 km/h.

    L’évolution de la température au cours d’une journée type

    medium_PB090709.JPG En moyenne, la température évolue de la façon suivante : si on part de minuit, la température diminue pour atteindre le minimum du jour un peu après le lever du Soleil. Quand l’énergie fournie par l’astre du jour devient suffisante, la température commence à augmenter, d’abord doucement puis un peu plus rapidement. Une à deux heures après le passage du Soleil au sud, elle atteint son maximum. Ensuite, la température commence à fléchir puis à redescendre, rapidement dans un premier temps, puis de moins en moins rapidement pour arriver au minimum du jour suivant.
    Le minimum se produit après le lever du soleil (voir figure). En effet quand le Soleil paraît au-dessus de l’horizon, le rayonnement traverse une grande épaisseur de l’atmosphère et l’énergie atteint une vaste surface au sol. L’apport en énergie est alors encore insuffisant pour chauffer l’atmosphère et le sol. Cela explique que le minimum se produit dans l’heure qui suit le lever de Soleil. En hiver, si les températures sont proches de zéro degré, cela explique l’apparition soudaine de glace ou de givre sur les routes.
    Au fur et à mesure que le Soleil monte au-dessus de l’horizon, la réduction de l’épaisseur de l’atmosphère traversée par les rayons du Soleil et l’étalement de l’énergie sur des surfaces de plus en plus faibles permettent un accroissement de plus en plus rapide de la température.
    Lorsque le Soleil arrive au zénith, ces deux changements deviennent moins rapides et une fois que le Soleil a passé le zénith, ils s’inversent. Mais vu l’inertie de l’atmosphère et la restitution de chaleur à partir du sol, la température continue à augmenter et le maximum est atteint une heure ou deux après le passage du Soleil au méridien.
    Après le maximum, la température commence à diminuer, lentement dans un premier temps, puis de plus en plus vite. Une fois le Soleil sous l’horizon, seul le sol fournit encore un peu de chaleur. La décroissance de la température montre un léger fléchissement après minuit.
    Ce schéma est purement théorique. S’il se produit relativement souvent, il y a des situations atmosphériques qui perturbent ce processus comme le passage d’un front chaud ou d’un front froid. Si en théorie, le minimum s’observe au petit matin et le maximum en début d’après-midi, il arrive qu’ils puissent se produire à d’autres moments de la journée. Ces situations particulières sont plus fréquentes en hiver qu’en été parce que la composante du rayonnement peut être de loin supplantée par la chaleur des masses d’air.

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    Pleut-il plus à certaines heures de la journée ?

    Une étude réalisée par les membres du service hydrologique de l’Institut Royal Météorologique répond à cette question. L’article est paru en néerlandais dans le numéro 100 de la revue “Water” (mai/ juin 1998). La statistique est réalisée à partir d’une série centenaire de données pluviométriques issues du pluviographe Hellmann-Fuess installé sur le plateau d’Uccle depuis mai 1898.
    Les graphiques saisonniers montrent un maximum de précipitations vers 16-17 h (en temps universel). Ce maximum est très marqué en été et au printemps. On remarque également un minimum vers 9-10h (en temps universel). Ce minimum est net en été et en automne. Il est précédé d’un maximum secondaire de faible amplitude qui se produit vers 6-7 h (en temps universel).
    Une autre constatation que l’on peut déduire des graphiques est une différence saisonnière dans la variabilité des précipitations. En effet, la variabilité des précipitations en fonction des heures de la journée est très faible en hiver et très importante en été. Les saisons intermédiaires le sont également du point de vue de cette variabilité.
    Une autre observation tirée de cette étude est que lorsqu’on considère les pluies de 10 en 10 minutes, la série obtenue sur la centaine d’années d’observations est constituée d’une grande majorité de zéro (94% des valeurs).
    Cette étude concerne Uccle. Elle ne répond donc pas à la question concernant les autres régions du pays. Néanmoins, la faible extension spatiale du pays fait que les différentes régions du pays (sauf la Gaume marquée par un caractère plus continental) sont soumises au même type de climat à savoir tempéré maritime humide, doux en hiver et frais en été. On peut estimer que l’on a le même régime diurne des précipitations dans la plupart des régions de notre pays.
    – Marc Vandiepenbeeck

    Source:
    Een kranige honderdjarige : de Hellmann-Fuess pluviograaf van het Koninklijk Meteorologisch Intituut te Ukkel. G.R. Demaré, M. De Corte, S. Derasse, M. Devorst et Ch. Trappenard.

    Le brouillard

    medium_ScreenShot029.jpg Les semaines passées, les aéroports de Londres et de Charleroi ont été paralysés suite à la présence d’un brouillard très épais et tenace. De même, sa présence dans notre pays a été à l’origine d’accidents en chaîne. Mais qu’est-ce le brouillard ?
    La notion de brouillard s’applique chaque fois que la visibilité est inférieure à 1.000 m. Lorsque la visibilité est médiocre, comprise entre 1.000 m et 5000 m, on parle alors de brume. Généralement la diminution de la visibilité se produit lorsque l’air est saturé en vapeur d’eau. Mais des averses intenses de pluie ou de neige peuvent également réduire de façon très marquante la visibilité. C’est le refroidissement de l’air qui est à l’origine de la formation du brouillard. Plusieurs situations météorologiques peuvent conduire à cette réduction de visibilité.

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    Quelques faits météorologiques marquants de 2006

    medium_sun.jpg En cette période de fait d’année, c’est la tradition de faire des bilans et de rappeler quelques événements qui se sont manifestés au cours de l’année. Le bilan chiffré a déjà était présenté ; voici quelques faits marquants de 2006.
    Si le printemps météorologique commence officiellement le premier mars, les conditions hivernales se sont prolongées jusqu’au début de la dernière décade de mars. Début mars on avait encore 7 cm de neige à Uccle et dans certaines régions du pays, de la neige a couvert le sol jusqu’au 19. Beaucoup attendait le retour de conditions plus chaudes avec impatience.
    La chaleur est revenue et elle a également marqué cette année par des excès : deux « vagues de chaleurs » à Uccle, l’une en juin, la plus longue en juillet avec comme conséquence un mois de juillet très chaud : depuis 1833 c’est le mois le plus chaud, tous les mois confondus. Mais c’est l’automne qui a la palme avec un record des plus mémorables ! Il bat le précédent record, qui datait de 2005, de 1,6°C. Ce saut sort vraiment de l’ordinaire.
    L’été restera aussi dans la mémoire des gens suite au contraste que l’on a connu entre le mois de juillet et d’août. Autant juillet fut chaud, ensoleillé et relativement sec, août fut relativement frais, sombre et pluvieux.
    Plusieurs régions du pays ont été touchées par des orages assez violents. Certains étaient accompagnés de pluies très intenses tel celui du 28 juillet qui a mis sous eau la station de métro de Roodebeek à Bruxelles. On avait cette image étonnante de l’eau qui descendait les escalators en cascade. Le littoral a également connu un orage accompagné d’une quantité assez surprenante de grêle. L’épaisseur de la couche des grelons était telle qu’on aurait pu se croire en hiver (voir les photos).
    On a dénombré un nombre important de tornades dans le pays. À l’heure actuelle on en a noté 10. Celle qui a été la plus spectaculaire fut celle de Braine le Comte le premier octobre. Quelques photos ici

    – Marc Vandiepenbeeck

    Noël blanc or not ? That is the question !

    medium_neige300.jpg Chaque année, la même question revient début décembre : va-t-on avoir un Noël blanc cette année ? Actuellement (le 14/12/2006) la réponse est probablement négative ! Les prévisions à moyen terme donnent une très faible probabilité de chance d’avoir un Noël blanc cette année, même en Ardenne. En effet, d’après les premières cartes fournies par le Centre Européen de Prévisions à Moyen Terme situé à Reading près de Londres, c’est une situation anticyclonique que l’on connaîtrait fin de la semaine prochaine. Tel que l’anticyclone serait placé, nous serions dans des courants d’ouest qui n’amèneront pas de froidure ni de précipitations. Une prévision à aussi longue échéance a une fiabilité relativement faible et il faudra bien entendu attendre quelques jours pour que cela se précise.
    Point de vue historique et statistique.
    Nous disposons d’une série de mesures de l’épaisseur de neige depuis 1889 à Uccle, mesure faite le matin à 8 h. Depuis cette année-là, une épaisseur de neige supérieure ou égale à 1 cm ne s’est produite que 9 fois le 25 décembre ! 9 fois en 117 ans : cela nous donne en moyenne une fois tous les 13 ans. Mais l’observation nous montre que ces derniers temps c’est devenu moins fréquent. En effet les années sont (avec l’épaisseur de la couche de neige en cm entre parenthèses) : 1906 (12), 1913 (7), 1917 (6), 1918 (2), 1923 (2), 1938 (7), 1950(8), 1964(17) et 1986 (1,4). D’autres années, nous avions des traces de neige c’est-à-dire une neige qui ne couvre pas ou plus le sol de manière continue : ce genre d’observation a eu lieu en 1925, 1933, 1956, 1962, 1963, 1976 et 2000. Ce qui ramène les chances de voir de la neige au sol le matin du 25 décembre à une fois tous les 7 ans.
    Les conditions climatiques ne sont pas toutes les mêmes en Belgique et le point culminant de notre pays (Botrange, 694 m d’altitude) connaît du fait de l’altitude des conditions plus fraîches que le centre du pays. Cela change bien entendu les probabilités de voir de la neige au sol à Noël. Ainsi la dernière fois que le sol y était recouvert de neige date de 2003. À Elsenborn, l’épaisseur de neige y était de 7 cm.
    Et nouvel An blanc ?
    Assez curieusement, malgré une semaine d’écart, on peut voir plus fréquemment de la neige au sol à Uccle. Depuis 1889, on a eu une épaisseur de la couche neige supérieure à 1 cm 14 fois soit une fréquence d’une fois tous les 8 ans en moyenne. Les deux dernières fois sont 1997 avec 2 cm de neige et 2002 avec 5,5 cm. À cela, s’ajoutent encore 11 années où nous avions des traces de neige au sol le matin du premier janvier. On a donc des chances de voir de la neige à Nouvel An une fois tous les 4 ans.
    – Marc Vandiepenbeeck

    Le jour d’après

    Ce jeudi 7 décembre RTL-TVI diffusait « Le jour d’après ». C’est une fiction de la catégorie film catastrophe. Comme beaucoup de ces films (« Pic de Dante », « Tremblement de terre », « Armageddon », « Twister »…) il y a un fond de vérité, mais très vite ce genre de film dérive dans des excès cinématographiques. Le scénario du film se base sur l’hypothèse de l’arrêt du « tapis roulant » (« conveyor belt » en anglais). Ce tapis roulant consiste en la circulation marine dont fait partie le Gulf Stream et la dérive Nord Atlantique. La fonte d’une importante partie du glacier qui couvre le Groenland amènerai une grande quantité d’eau douce dans le nord du bassin Atlantique. Cette eau douce, moins salée, ne se mélange pas facilement avec l’eau salée. La conséquence est la disparition de la dérive Nord Atlantique et la douceur qu’elle apporte en Europe occidentale.
    Dans le film, le climatologue Jack Hall a prédit l’arrivée d’une autre période très froide, mais il ne pensait pas que cela se produirait de son vivant. Un changement climatique imprévu et violent à l’échelle mondiale entraîne à travers toute la planète de gigantesques catastrophes : inondations, grêle, tornades et vagues de froid. Il faut convaincre le Président des États-Unis d’évacuer le pays pour sauver des millions de personnes en danger. À New York, où la température est inférieure à – 20° C, Jack entreprend une périlleuse course contre la montre pour sauver son fils qui est coincer dans la ville.
    Avant toute chose, c’est un divertissement. Mais c’est dommage qu’il soit poussé à l’extrême. Un exemple : à un moment donné une météorologiste dit que la chute de la température est de 5°C par seconde. Cela entraîne que l’on atteindrait le zéro absolu en moins d’une minute ! Je m’étonne que les conseillers scientifiques n’aient pas relevé cette anomalie. On y montre aussi des ouragans dans des régions où ils ne peuvent pas se développer.
    Bref un film à ne pas prendre pour argent comptant, mais dont il faudra cependant en tirer la conclusion suivante : nos activités industrielles ne sont pas sans conséquence sur la composition chimique de l’atmosphère. Cette modification n’est pas sans conséquence sur le climat, notre santé, la qualité de notre nourriture, etc. Une action contre notre pollution ne serait que salutaire pour l’humanité.
    – Marc Vandiepenbeek